28 mars 2007
En attendant de faire cours
Je retourne au lycée pour travailler avec ma conseillère pédagogique qui m'explique beaucoup plus clairement que l'IUFM en une semaine ce que je dois faire pour bâtir mes cours. Cela me rassure, mais je suis tout de même un peu inquiète; j'appréhende le premier contact avec les élèves... et je m'inquiète aussi à cause des cours à l'IUFM. Au contact de ma tutrice se confirme le vide abyssal entre nos besoins et ce que vont pouvoir nous apporter les formateurs.
Les jours suivants, à l'IUFM, nous subissons des heures de "tours de table" racontant nos premières séances avec les élèves. Ceux qui ont déjà eu leurs élèves ne rencontrent pas de difficultés particulières. C'est ce qu'ils disent.
L'IUFM a demandé aux établissements nous accueillant de nous confier des classes de Secondes BEP, ce qui a été respecté... à mon exception près. J'ai une classe qui passe un examen à la fin de l'année! Et en plus, cette classe avait déjà eu un stagiaire l'année précédente.
Nous commençons déjà à prendre nos aises avec les horaires à l'IUFM. Les pauses durent très longtemps. Nous arrivons en retard, partons à l'avance, nous absentons des heures pour travailler ou discuter au CDI. De toute manière, nous ne perdons rien. Nous évitons d'aller à l'affrontement avec les formateurs. Pour l'instant.
La veille de mon premier cours, je suis morte de peur. Je n'arrive pas à déterminer les "traces écrites". Il est déjà très tard et je vais me coucher en me disant que j'improviserai.
Commentaires
Quelle chance!
Au moins, ta tutrice t'a un peu guidée. Pour ma part, j'ai été lâchée dans la nature. Ma tutrice ne voulait pas l'être et me l'a clairement fait comprendre.
Mes premiers cours étaient vraiment nuls. Ca n'aide pas à créer une ambiance de travail.
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